Tahiti, c’est fini

De retour à la civilsation (c’est à dire Tahiti) après ces 5 jours hors du commun, il me restait quelques jours pour faire les quelques activités encore non-testées de l’île. La première : la randonnée dans les montagnes dont Tahiti est constituée.

Petit Guyom et moi même nous miment en route promptement. Direction ? Fataua et sa cascade perchée dans les montagnes. Pour s’y rendre une petit heure de marche dans la forêt luxuriante de Tahiti. Après 45 minutes nous l’apercevons enfin, majestueuse coulant au milieu de la végétation telle la sauce au milieu du guacamole.

Sauce-guacamole

Mais, malgré la chaleur, il n’était pas encore temps de s’arrêter. L’attraction étant le haut de la cascade où des piscines naturelles se sont formées. Il nous fallut donc crapahuter encore un bon quart d’heure avant d’atteindre enfin l’oasis de ce désert verdoyant : “les piscines de fataua”.

Le petit Guyom ne se baignant pas dans une eau dont la température est inférieure à 20°C (ou était-ce 25°C ?) je m’amusais, seul, à sauter, à glisser, à remonter et à replonger. Mais, comme beaucoup de choses, c’est moins marrant tout seul. Après quelques dizaines de minutes nous décidâmes donc de redescendre.

Le lendemain, le beau temps nous incita à tester l’autre activité dont j’avais beaucoup entendu parler mais pas encore testé : le paddle board. Il s’agit d’une planche asez semblable à une planche de planche à voile sur laquelle on tient debout avec une rame à la main et cela permet de se déplacer efficacement dans le lagon puisque l’eau y est calme. Affrontant un vent de face de force 5 (minimum), nous explorâmes donc le lagon et en se tenant debout sur la planche on pouvait tout voir : les coreaux, les poissons, le fond. Profitant ensuite d’un vent de dos, nous rentrâmes avec beaucoup plus d’aisance.

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Enfin mes heures Tahitiennes étaient comptées, il était temps de continuer l’aventure. Juste le temps pour un dernier coucher de soleil.

Je quittais donc cette magnifique île avec des tonnes d’images dans la tête, des nouveaux amis, du sable sous les ongles, de l’eau dans les oreilles et surtout, surtout, mon collier de coquillages traditionnel que mon hôte, le jeune vincéant, n’avait pas manqué de m’offrir (merci pour tout Vincent, encore une fois).

Fakarava

Le temps était venu de quitter l’île aux milles bédos pour une aventure un peu plus sérieuse. Au passage c’était la 1ère fois depuis le début de l’aventure que j’étais réellement seul.

Direction l’île aux milles … requins : Fakarava. 1h d’avion depuis Rangiroa puis un court passage par l’autoroute de chirac (à savoir la seule route à deux voies de tout les tuamotu (le groupe d’île dont font partie Rangiroa et Fakarava)) qui a été contruite pour la venue de Chirac… qui n’est jamais venu. Bizarrement cette même route s’arrête juste après la résidence de Gaston Flosse… Coincidence ? Qui sait.

Enfin j’arrive à l’embarcadère pour faire une petit heure et demi de bateau pour rejoindre Tetamanu village sur la passe sud de Fakarava. Tetamanu c’est un minuscule village (il doit y avoir un 20aine de faré) qui est essentiellement occupé par des touristes qui viennent là pour plonger (il n’y a pas grand chose d’autre à faire de toute façon). Ca tombe bien j’y allait pour plonger. J’ai donc pris possession de mon faré avec vue sur le lagon de Faka. Après avoir mangé à la grande table commune, dodo parce que le lendemain 3 plongées m’attendaient.

La vue à l'arrivéeMais d’abord une petite présentation de l’île et de mon faré

Le lendemain matin je me réveillais avec une année de plus (ben ouais on était le 24, je me suis donc réveillé un peu plus vieux). Et après le petit dej il était temps d’aller prendre l’eau.

La passe sud de Fakarava est connue pour son mur de requin, apparemment d’habitude il y en a plus mais j’ai pas été déçu pour autant.

Forcément après un petite heure sous l’eau on avait faim du coup le cuisto nous a fait un bon repas à base de poisson et de riz. Voici ce qui se passe quand il balance des bouts de poisson dans l’eau.

Une fois bien lesté par le riz, on repart pour deux plongées successives.

Et à la remontée de la 2ième plongée on avait le droit à un beau coucher de soleil, pour bien finir une journée d’anniversaire au top !

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Rangiroa

Le week end étant terminé les autres s’en retournaient travailler. Mais moi j’aime pas trop travailler, c’était l’occasion de commencer une aventure solo (ou presque). J’avais donc pris mes billets d’avion pour visiter 2 autres îles (des atolls en fait, et pas les opticiens : les îles coralliennes).

Atoll n°1 : Rangiroa

Pourquoi Rangiroa ? Parce qu’il y a pas mal de choses à voir mais aussi et surtout parce que j’y avais un point de chute, à savoir un pote de Vince : un certain Fabien Pétard. Ce qu’il faut savoir c’est que se balader autour de Tahiti coûte assez cher (le billet d’Avion pour faire Tahiti, Rangiroa, Fakarava, Tahiti m’a couté dans les 400$ et il faut en général compter autour de 100$ la nuit pour loger sur une des îles). Donc pouvoir loger chez quelqu’un était tout à fait bienvenu.

J’arrivais donc sur Rangi (comme on l’appelle) et retrouve ledit Fabien Pétard.

  •  Fabien Pétard (aka le chinois) : un français, ancien coloc de Vince. Aime la beuh et le rhum.

Vu qu’il est midi on mange des restes de la veille (un délicieux poisson, hé ouais je me suis même mis à aimer le poisson) tout en buvant des ti-punch. Arrivé 14h, je suis déjà à moitié saoul, il est temps de visiter un peu l’île. Mais vu que la visite d’une île polynésienne ne serait pas complète sans son paca (nom local de l’herbe) on passe chez le dealer du coin avant. S’en suit un tour de Rangiroa (qui n’est vraiment pas très grande). “Alors ici c’est le coin où je fume des pétards le matin”, “Ici c’est là qu’on organise la compète de surf locale et où je fume des pétards des fois”, “Là c’est un endroit cool pour regarder le coucher de soleil et fumer des pétards”. Bref en fin d’après midi je comprenais plus grand chose, il était temps de rentrer à la maison et rencontrer la femme de Fabien, Grazziela et sa fille Moana.

  • Grazziela : tahitienne pure souche (enfin presque, elle a des origines chinoises). Femme de Fabien et assistante sociale au collège de Rangi (le seul à plusieurs îles à la ronde, j’y reviendrais)
  • Moana : fille de Grazziela, 13 ans. Ne prédit pas un grand avenir à son île.

Le repas est l’occasion de discuter un peu et Grazziela m’apprends qu’elle a du renvoyer 2 étudiants qui n’avaient pas été sage. Elle les a donc accompagnés au bateau pour s’assurer qu’ils rentrent sur leur île. Vu que le collège de Rangi est un des seuls du coin les enfants des autres îles viennent en pension ici et rentrent chez eux de temps en temps sur les autres îles. C’était aussi l’occasion d’apprendre que Moana ne se voit pas habiter sur Rangi plus tard parce que “L’île va surement disparaître” (effectivement avec la montée des eaux, l’île va finir par disparaître).

Après une nuit assez agitée pour cause d’un excès de moustique il était temps d’aller visiter une des attractions de Rangiroa : le lagon bleu. Le lagon bleu, c’est un lagon… et il est bleu. Non ? Bon ok. C’est un lagon dans le lagon. A savoir qu’il se situe lui même dans le lagon de Rangiroa et entouré de motu (terme locale qui décrit une île corallienne faisant partie de la barrière de corail qui forme l’atoll, vous suivez ?). Bref ce qu’il faut retenir c’est que c’est beau.

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On a passé la journée là, le midi on a mangé local (poisson cru, mahi-mahi au barbecue (miam !) et riz bien sur) ensuite les guides nous ont montré comment tresser des feuilles de palmier pour en faire plats, sac à main, etc.

L’après midi touchait à sa fin mais avant de repartir on à fait mumuse avec quelques requins (pointe noir et citron) et fait un peu de snorkeling dans la passe (là ou le lagon rejoint la mer, et là où il y a le plus de poissons).

Enfin il était temps d’assister à un magnifique coucher de soleil et de terminer la journée par un bon barbecue.

Petit coucher de soleil qui poutre Barbecue tahitien (pas de charbon, des noix de coco)

 

 

Moorea

Le week-end arrive et c’est le moment d’aller checker une autre île. Pas trop loin, elle est visible depuis Tahiti : Moorea. 30 minutes de ferry (et 2 baleines) plus tard, on y est. On arrive dans le faré (maison), il donne directement sur la plage, est propre et spacieux : nickel ! Arrive un nouveau personnage dans notre intrigue.

  •  Lilas : Bretonne et voyageuse (sa mère travaille chez air France, ça aide) aime les mojitos et faire baver ses potes avec des photos de Bora bora, n’aime pas les concombres de mer.

Une soirée bien arrosée (d’alcool et de pluie) plus tard on se réveille avec la tête dans le cul, rien qu’une assiette de poisson cru ne puisse arranger. Quoi de mieux l’après midi que d’aller nager avec des baleines, caresser des raies (le poisson hein) et voir des requins pointe noire ?

Moorea, c'est ca

Moorea, c’est ca

Mon premier requin pointe noir (mais pas le dernier)

Mon premier requin pointe noir (mais pas le dernier)

Le snorkeling c'est cool

Le snorkeling c’est cool

Maman baleine et bébé baleine

Maman baleine et bébé baleine

Maman baleine et bébé baleine

Maman baleine et bébé baleine

Le lendemain il fait plutôt beau, on décide donc que ne rien faire et squatter le lagon devant le faré est l’activité idéale pour attendre le bateau. On s’aperçoit que même avec 30cm de fond il y a de la vie sous marine. C’est donc l’occasion de jouer avec des bernard l’hermite

Maeva Tahiti

Une fois qu’on avait tous fini de chialer parce que chacun rentrait chez soi il était temps de découvrir d’autres horizons. Un petit arrêt par LAX (le fameux aéroport de Los Angeles), quelques heures de vol et je me retrouvais avec un collier de fleur autour du cou (fourni par un certain Vincouze) à Tahiti. A nouveau décor, nouveaux protagonistes. J’arrive donc chez Vincouze où habitent :

  • Vincent (Vincéant, Vincouze, Vince) : un ami d’amis que j’ai rencontré lors de notre voyage aux US de l’année dernière, on a vite sympatisé autour de quelques truites au BBQ et d’une bouteille de Jack. Après avoir gagné simultanément le méga bonus à Vegas (qui nous a rapporté 50$), on s’est dit qu’on se reverrait un jour sur son île.
  • Julien (Ju, Tour du monde sans capote) : je n’ai jamais réussi à avoir tous les détails sur son 2ieme surnom, ca fait partie de la légende. Pote (et coloc) de Vince (mais aussi de Greg, Fred et Victo). Parle beaucoup trop vite, aime tuer des flics à la roquette dans GTA.
  •  Guillaume (Gamin, petit gyom, le jeune) : Le frère de Julien, 8 mois à Tahiti, 8 mois sans bosser : la classe. Paye son loyer en faisant la vaisselle et le ménage. Rouille sur GTA, mais ne sait pas vraiment jouer.

Les premiers jour je prends mes marques en allant faire un peu de snorkeling avec petit gyom, rien qu’à 10m de la plage on voit déjà des centaines de poissons, ca promet.

Un benitier se cache dans cette photo, saura tu le retrouver ?

Un benitier se cache dans cette photo, saura tu le retrouver ?

A 5m de la plage, pas pire

A 5m de la plage, pas pire

La plage, pas pire

La plage, pas pire

J’apprends aussi le franc polynésien (120 francs = 1 euro, autant dire que t’as tout le temps des milliers de francs en poche) et les quelques mots importants : Maururu, Nana, Ia’orana respectivement merci, aurevoir et bonjour. Ensuite vient le temps de s’acheter une sim pour avoir un numéro de vini (longtemps le seul opérateur mobile donc le nom donné aux portables/cellulaires).

Enfin on profite d’avoir une voiture pour faire le tour de la grande presqu’ile de Tahiti (Tahiti Nui, Nui = grand, iti = petit), en 1h c’est fait via la seule nationale de l’ile. Bref, c’est petit (200 000 habitant sur Tahiti, dont à 140 000 dans l’aire urbaine de Papeete).

Salt Lake City, c’est fini.

Quelques heures de route sous la pluie et dans le froid nous ont ramené à SLC.

Un vent de nostalgie ponctué de “nuuuuuuuul” nous a tous envahit suite à la réalisation que, oui, le voyage touchait à sa fin.

Un petit dodo dans un RV parc en plein milieu d’une zone industrielle, puis on a rendu le RV sans que le gars s’aperçoive qu’on l’avait un peu bricolé (merci Lionel).

Puis on est allé manger une dernière fois au Lucky 13 après avoir pris un dernier bain dans le jacuzzi de l’hôtel. On dis au revoir à nos amis mormon(ne)s. Enfin chacun s’est levé pour reprendre l’avion qui l’emmènerait soit à Montréal, soit à Grenoble, soit à Papeete, soit à Grenoble mais en passant par Seattle et Reykjavík.

Le bilan de ces 15 jours aux US ? Comme toujours c’est en improvisant qu’on s’amuse le plus. Le voyage n’a pas vraiment ressemblé à ce qui était prévu mais on s’est quand même bien marré et on a vu des coins des US qu’on aurait pas vu sinon. La meilleure soirée selon moi est celle qu’on a passé à Ouray qui n’étais même pas sur le plan initial.

La leçon à retenir ? Toujours avoir un œil dans le rétro quand on fait une manœuvre en RV et que oui, un gouvernement ca peut fermer.

Arches, c’est bien mais pas top

Après toute ces aventures, tout le monde est crevé. Ca dort sévère dans le RV.

ZZZZzzzzzZZZZzzzz

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Jours restant avant de rendre le RV : 1.

On décide de finir le coin de Moab en faisant Arches national park. Le parc est constitué de formations rocheuses rouges. Malheureusement on a en a tellement pris plein les yeux la veille que le consensus est qu’on est blasé. On décide donc de pique-niquer dans le parc puis de partir. On avait pas encore mangé les truites pêchées à Durango, donc c’était l’occasion. Nous nous sommes donc délecté des délicieux poissons accompagnés de riz, de dinde fumée et de muffins anglais (je sais, bizarre le pique-nique mais bon fallait bien finir les restes).
Montagnes enneigées

C'est rouge, c'est un rocher...

C’est rouge, c’est un rocher…

Au loin les montagnes enneigées

Au loin les montagnes enneigées

Encore des rochers rouges !

Encore des rochers rouges !

La dernière attraction sur le chemin ? Un geyser. On sait pas trop si il jaillit souvent mais on tente quand même le coup. Après ce qui nous a semblé comme une heure sur une route de merde on arrive au dit geyser, bon pas de bol on l’a pas vu jaillir mais ca nous a permis de mettre un coup de ponçage et de peinture sur le RV pour être prêt à le rendre le lendemain et de rencontrer un couple d’allemand qui sont venus avec leur peugeot jusque là. Qu’est ce qu’ils foutaient là ? Ils avaient traversé en bateau jusqu’au Nouveau-Brunswick puis avaient conduit jusqu’en Alaska et étaient en train de redescendre jusqu’en Argentine. Tout ça en 2 ans. Impressive.

Ca nous a aussi permis de nous poser des questions sur le campement et la voiture abandonnés là. Le type est-il en train de pourir, mort, dedans ? Qui l’a tué ? Pourquoi ? Autant de questions auxquelles les filles ont tenté de répondre, sans succès.

Le geyser en non-éruption

Le geyser en non-éruption

 

Moab

Moab c’est la ville la plus proche des parcs de Canyonlands, Arches et Deadhorse. Les 2 premiers sont fermés pour cause de national parcs et le 3ieme est un petit state parc, qu’on prévoit de faire faute de mieux.

L’arrivée à Moab est tardive et il ne reste plus qu’un RV parc avec une place pour nous. On s’installe et les filles décident qu’un jacuzzi est de rigueur après cette dure journée. Elles reviennent toute excitées ! Non ca n’avait rien à voir avec un homme nu dans le jacuzzi mais bien avec la réouverture des parcs ! On apprendra en lisant les news que l’état de l’Utah a décidé de payer le service des parcs pour ouvrir les parcs nationaux en Utah. Tout sera donc rouvert dès le lendemain ! Ô joie on va pouvoir faire un des parcs qui nous intéressait le plus : Canyonlands.
Donc le lendemain arrivée à Canyonlands, après avoir pris claque sur claque dans des petits point de vue accessible en voiture, on décide de faire une rando pour aller voir un autre point de vue. La plus grosse claque de point de vue de ma vie. Plus impressionnant que grand canyon, death valley ou autre. Un énorme canyon qui s’étend sur des kilomètres avec absolument personne autour. Simplement majestueux. Malheureusement c’est quelque chose qui se vit plus que ca ne se photographie mais bon voici quand même quelques photos.

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Des amis et du canyon !

Des amis et du canyon !

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Sous l'arche, de la grandiositude.

Sous l’arche, de la grandiositude.

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Après 1h de marche, une grosse claque dans ta face.

Après 1h de marche, une grosse claque dans ta face.



Parce qu’on en a jamais marre de s’en prendre plein les yeux, on a décidé d’aller voir le soleil se coucher sur Deadhorse state parc. Toute la vallée devant nous est devenue rouge feu pendant que le soleil enfilait sont petit pyjama et allait se coucher.

La boite à canyon

Le lendemain fut difficile pour ceux qui avaient bu, mais le souvenir de cette superbe soirée était encore sur les papilles de tous et chacun. Il était temps de se sortir la tête du cul avec une petit ballade dans box canyon avant de migrer vers des climats plus cléments.

Box canyon c’est un canyon ultra encaissé avec un grande cascade. Finalement on s’est dit qu’on était content d’être venus à Ouray mais que si on était venu que pour le canyon on aurait été déçu.

Ouray sous la neige

Ouray sous la neige

Vu depuis le canyon

Vu depuis le canyon

Etroit ce canyon

Etroit ce canyon

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Il était temps de repartir vers le climat chaud du désert et la ville de Moab.

Ouray

Le lendemain, surprise : point de neige. On apprends qu’il neige en altitude (c’est à dire à Silverton), on a bien fait de pas y rester, le RV à pas de pneus neige. Ouray c’est : une grande rue avec 3 choses : des magasins de pierre, des antiquaires et des restaurants (ou les 3 combinés). On visite tous les magasins au cas où il y aurait un truc un poil authentique quelque-part. Niet ! C’est très “attrape touriste”.

En plus il se met à neiger… Bon, on a pas d’autre choix que de se réfugier dans les sources chaudes. Ha ouais j’avais pas précisé : à Ouray il y a des sources chaudes. Du coup hop trempette dans une eau à ~40°C avec neige qui te tombe sur la tête. Une activité ma foi fort sympathique… Jusqu’au moment ou il n’y a plus de courant. Hé ouais première neige assez lourde + poteau électrique pas solide = coupure de courant. Donc obligé de se casser des source chaudes (on commençait à avoir un peu chaud de toute façon).

La tu te dis : tu fais quoi dans une petite ville ricaine quand il y a plus de courant. On boit !!! Hé ben non. Hé ben pourquoi, les fûts ont pas besoin d’électricité ? Hé ben parce que figure toi qu’au Colorado il y a une loi qui interdit de vendre de l’alcool quand tu sers pas de la bouffe avec. Pas d’électricité = pas de bouffe = pas d’alcool = des alcoolos mécontents. Bon ben du coup on en a profité pour visiter un hôtel/saloon bien western ce qui était quand même cool.

Best western ? Ouais plus ou moins.

Best western ? Ouais plus ou moins.

Après quelques heures l’électricité est revenue et on a pu boire, youpi ! On interroge un peu la serveuse pour en savoir plus sur cette loi et elle nous explique qu’il n’y a qu’un endroit à Ouray qui n’y est pas soumis : Le silver eagle saloon.

Pourquoi il n’y est pas soumis ? Parce qu’il était ouvert avant que la loi passe, donc ils on fait une exception. Du coup ça nous motive, on va y faire un tour. Et là on trouve enfin ce que tout le monde cherchait depuis le début : un vrai saloon avec une table de billard, un jeu de fléchettes, un juke-box et même le droit de fumer à l’intérieur.

Du coup les parties de billard et de fléchettes s’enchaînent au son du classic rock qui sort du juke-box le tout dans l’atmosphère enfumée d’un western de l’époque. C’est alors qu’on s’aperçoit que Victo n’est pas bon que en plans B, il masterise aussi tout le monde aux jeux de bars (ce qui permet de se poser des questions sur la qualité de sa scolarité, mais bon).

La soirée continue, les verres s’enchaînent aussi vite que les victoires de sieur optimus fesse. Soudain entre dans le saloon, une personnalité imposante, tout le monde lui dis bonjour et semble le connaître. Il finit par nous parler à nous aussi et on apprends qu’il s’appelle Tim et qu’il est cuisto et qu’il possède son propre restaurant. On apprends aussi qu’il a étudié la restauration en France et du coup il est content de voir des français.

Il nous offre des verres, on lui offre des verres, Victo le bat au billard 1 fois, 2 fois, 3 fois. Il en gagne quand même une mais est obligé d’admettre le talent du gros José. C’est à ce moment là qu’on se rappelle qu’on a toujours pas mangé et qu’il est 22h. Tim nous explique qu’il y a peu de chances qu’on trouve quoi que ce soit à se mettre sous la dent à cette heure-ci.  Il nous propose donc le deal suivant : une partie de billard contre le roi de la queue (oui Victo) et si il perds il nous ouvre son restau et nous fait à bouffer. Deal ! Après ce qui sembla à nos estomacs vide comme une éternité, la France triompha des USA nous offrant par la même occasion le meilleur repas que j’ai mangé en Amérique du nord (enfin peut-être, je commençais à être un peu trop saoul pour bien juger).

Tim nous emmena donc dans son restau : “le bon ton”. Nous ouvra ses cuisines, nous arrosa d’alcool toute la soirée et nous prépara de bons petits plats, un morceau de viande si tendre qu’on pouvait le couper à la fourchette accompagné d’une sauce au vin exquise. Puis la conversation dévia sur le fait que la grand mère de Victo était bourguignonne et faisait donc les meilleurs escargots du monde. Challenge accepted : il nous a cuisiné des escargots accompagnés d’écrevisse qui apparemment étaient dignes de la dite grand mère. Après avoir bien mangé et trop bu on a décidé que 3h du mat’ c’était une bonne heure pour rentrer au RV.