10 jours de moto, ca fait mal au cul.

Aaah ouais c’est vrai que tu devais faire de la moto pendant ton voyage…

Et comment tu comptes résumer 10 jours et 4500km de moto en un format lisible ?

Facile !

  1. Je vais faire une sorte de carte interactive avec point rouge qui se balade et noms d’endroits, comme dans Indiana Jones
  2. Je vais reprendre toutes les vidéos que j’ai fait sur la moto et choisir les bouts qui ne sont pas chiants à mourir
  3. Je vais stabiliser chaque vidéo parce que ca viiiibbrbbrbrrre
  4. Je vais monter le tout avec de la musique

Meh, comment tu va faire pour choisir le musique ?

  1. Il faut qu’elle dure au moins aussi longtemps que la vidéo, c’est à dire 8 longues minutes
  2. Il faut que ca fasse biker
  3. Il faut que j’aime

Résultat ? Bam

Sinon j’ai aussi quelques photos et autres anecdotes que voici :

J’ai commencé à Christchurch qui est une ville en ruine depuis qu’il y a eu un tremblement de terre en 2011 (plus d’infos ici)  conséquences intéressantes :

  • La ville entière est en chantier
  • Ils ont fabriqué un centre commercial avec des conteneurs
  • Ils on un super parc (Hagley park) qui n’a pratiquement pas été touché

A Christchurch j’ai fait du couchsurfing chez Amber et Ahmed un couple de mon âge. Lui vient du Pakistan à la base et a déménagé en Angleterre puis en Nouvelle-Zélande. Elle vient… de Nouvelle Zélande.

Ils donnent des cours de Bachata (ca ressemble à ca). Donc ils m’ont emmené et j’ai pu apprendre la base des pas, autant dire que j’étais complètement dans mon élément. Ca m’a permis d’apprendre que j’ai une coordination de fou : dès que j’arrête de penser à mes pieds, je marche sur ma partenaire. Mais j’ai quand même passé une bonne soirée.

Vu qu’ils étaient vraiment méga sympa ils ont même accepté de m’emmener à l’endroit ou je louais ma moto le lendemain matin. Et vu qu’ils sont méga méga sympa ils ont aussi accepté de m’emmener à l’aéroport après mes 10 jours de road trip… A 5h du matin… Un Dimanche. Vraiment sympa ces néo-zélandais.

Ma monture pour les 10 prochaines jours

Ma monture pour les 10 prochaines jours

Destruction !

Destruction !

Le centre commercial en conteneurs

Le centre commercial en conteneurs

Reconstruction !

Reconstruction !

Montreal Street ! Yay !

Montreal Street ! Yay !

Match de rugby à Hagley Park

Match de rugby à Hagley Park

Match de crocket à Hagley Park

Match de crocket à Hagley Park

Hagley Park

Hagley Park

Après une journée de moto j’étais au sud de mount cook. Et la y’a un lac et … BAM.

Lac magnifique, biker magnifique (et humble)

Lac magnifique, biker magnifique (et humble)

J’étais fatigué, j’ai donc pris refuge dans un “backpacker”. Qu’est-ce qu’un backpacker ? C’est comme une auberge de jeunesse sauf que des fois c’est chez des gens. Et là en l’occurrence c’était chez Tony, un éleveur de mouton (what else ?) qui a pas mal voyagé. Ce qui est cool c’est que vu que j’y étais hors période touristique j’avais le dortoir (de 3 personnes) pour moi tout seul ! Tous les backpackers que j’ai visité en Nouvelle Zélande étaient très bien tenu, propre et assez calme (rien à voir avec les auberges de jeunesse que j’ai vu partout ailleurs).

Après ça je suis remonté voir Mount Cook le point le plus haut de NZ mais il pleuvait alors j’ai fait demi tour après être arrivé en bas et je me suis dirigé vers Dunedin.

La faim (et le mal de fesses, moto oblige) m’obligèrent à m’arrêter à Oamaru, petite ville côtière où j’ai pris quelques photos que voici :

Paysage typiquement Néo-zélandais

Paysage typiquement Néo-zélandais

Oamaru c'est joli

Oamaru c’est joli

Et ils ont un musé du steampunk (que je n'ai pas visité)

Et ils ont un musée du steampunk (que je n’ai pas visité)

Une fois rassasié, je repartis. Direction : Dunedin.

Dunedin est une ville étudiante dont la qualité n’a d’égale que la pentosité (oui oui c’est un mot… enfin non) de ses rues. J’ai logé dans un autre backpackers qui s’appelait… Hogwartz (spéciale dédicace aux potteristes) tenue par une suissesse et son mari (qui était néo-zélandais si je ne m’abuse) qui faisaient de la moto ! Ils m’ont donc indiqué des routes locales sympa à faire en moto et m’ont raconté comment ils avaient fait l’Inde en Royal Enfield (ce qui ne manquera pas de faire sourire Papa).

Une moitié de la gare de Dunedin

Une moitié de la gare de Dunedin

L'autre moitié

L’autre moitié

La rue la plus pentue (un vrai mot) du monde

La rue la plus pentue (un vrai mot) du monde

La cathédrale à côté de Hogwartz

La cathédrale à côté de Hogwartz

L'entrée de Hogwartz

L’entrée de Hogwartz

Une nuit de repos et hop on enfourche sa monture direction… On sait pas trop, ça dépend de la motivation, du temps et d’autres facteurs. J’avais prévu de m’arrêter à Invercargill mais tout le monde m’a dit que c’était de la merde alors j’ai poussé jusqu’à Te Anau, la ville la plus proche d’une des grosses grosses raclées de l’île du sud : Milford Sound. J’ai pris une route qui longeait la côte ce qui était assez sympa. On m’avais promis Lions de mer et autres pingouins…. Ben j’ai rien vu de tout ca. Ma seule journée avec averses des 10 jours de moto soit dit en passant. Bref après une nuit passée à Te Anau j’ai entrepris le voyage vers Milford Sound. Environ 1h de paysages magnifiques et de route sinueuse, un des meilleurs moments de moto de ma vie (en plus il faisait beau). Une fois arrivé sur place je saute dans un ferry pour visiter le sound (qui est comme un fjord mais pas vraiment). Voici quelques photos.

Paysage de bord de route

Paysage de bord de route

Autre paysage de bord de route

Autre paysage de bord de route

Le ferry

Le ferry

Cascade

Cascade

Paysage

Paysage

Re-cascade

Re-cascade

Lions de mer

Lions de mer

Re-re-cascade

Re-re-cascade

Re-re-re cascade

Re-re-re cascade

Re-paysage

Re-paysage

Re-re paysage

Re-re paysage

Un vieux ! Ah non. Une cascade.

Un vieux ! Ah non. Une cascade.

Au retour je me suis arrêté pic-niquer près d’un lac paisible. Paisible ? En fait pas du tout parce que, comme dans tout ce coin là, dès que tu te pose quelque part tu te fais attaquer par des hordes de ces insectes qu’ils appellent sand flies qui sont un croisement entre moustique, maringouin et mouche noire. Bref l’insecte le plus chiant du monde. Du coup je me suis grouillé d’avaler mes sandwichs (en gardant mon blouson de moto pour pas me faire dévorer) et je me suis barré vitesse grand V.

Oh un lac paisible, si je m'arrêtais manger. Bzzzzz clack. Tabarnak de sand flies.

Oh un lac paisible, si je m’arrêtais manger. Bzzzzz clack. Tabarnak de sand flies.

Direction ? La ville de l’adrénaline : Queenstown. La route pour s’y rendre est sinueuse et longe un lac. En plus le soleil se couchait à se moment là : joie intense.

Route côtière de lac

Route côtière de lac

Vue depuis le backpacker

Vue depuis le backpacker

Queenstown c’était tellement relax que j’y suis resté 2 jours. J’y ai joué au touch rugby avec des Néo Zélandais ce qui était vraiment chouette. On l’appelle ville de l’adrénaline parce qu’il y a pleins d’activités extrêmes (et extrêmement chères) à faire autour : saut à l’élastique, rafting, parachute sans parachute. Bref je n’ai fait aucune des ces activités mais je me suis baladé en moto le long du lac ce qui était moins extrême mais aussi moins cher.

Ensuite me suis dirigé vers la côte ouest qui n’a que peu d’intérêt a part les glaciers mais quand t’en a vu un tu les a tous vus et en plus il faisait gris donc je me suis pas arrêté. Je me suis donc arrêté dormir à Greymouth une ville inintéressante et…. grise (au moins elle porte bien son nom). Le lendemain j’ai retraversé les montagnes (après les avoir traversé une première fois entre Queenstown et Greymouth) pour me retrouver à Kaikoura petite ville côtière (de la côte est, hé oui on peut traverser l’ile d’une côte à l’autre en moins d’une journée). J’y ai vu des éléphants de mer qui jouaient et un match France – Nouvelle Zélande (qu’on a perdu). Je n’y ai pas vu de baleine mais à certaines saisons c’est un bon spot pour les voir.

La côte ouest c'est ca

La côte ouest c’est ca

Sur la côte ouest la végétation est différente

Sur la côte ouest la végétation est différente

Lion/Elephant de mer

Lion/Elephant de mer

Elephant-Lion-Giraffe de mer

Elephant-Lion-Giraffe de mer

Ensuite direction Picton une petite ville bien agréable d’où on peut prendre le ferry pour l’île du nord (ce que je n’ai pas fait). Après une bonne nuit de repos j’ai enchaîné avec ce qui m’a le plus plu en terme de motoitude : malborough sounds. C’est une petite route tortueuse qui longe la côte avec des baies splendides comme paysage, un régal.

Picton (ou comment faire monter l'audience de mon blog)

Picton (ou comment faire monter l’audience de mon blog)

 

Une baie

Une baie

Une autre baie

Une autre baie

Une 3ieme baie

Une 3ieme baie

Ensuite je suis passé par Abel Tasman national parc puis Westport et la partie nord de la côte ouest avant de retourner à Christchurch pour rendre ma moto, redormir chez Amber et Ahmed et reprendre l’avion pour Auckland. Ces 10 jours de moto étaient vraiment géniaux, le seul regret que j’ai c’est de ne pas avoir pu faire autant de randonnées que j’aurais voulu parce que je ne voulais pas trop laisser mes affaires sur la moto. Il faudra que j’y retourne.

NZ (prononcer Enne Zi) : C’est parti

Première étape, après 4h de vol depuis Papeete : Auckland. Nouveau protagoniste :

  • Benoit : un ami d’école d’ingé qui, après un passage en Australie, a décidé de s’installer chez les belges des australiens (les Néo-zélandais)

Auckland est une ville vraiment charmante. Pour moi c’est un peu un Montréal mais avec une histoire plus liée à la mer.

Du coup tout le quartier proche des docks (qui a été rénové récemment) est bourré de bars un peu branché installés dans d’anciens entrepôts. Ceux qu’on a visité étaient vraiment très sympa.

Par contre, ville côtière oblige, le temps change très vite (ce qui est finalement le cas dans l’ensemble de la Nouvelle Zélande).

Bref j’ai passé 2 jours a explorer la ville à pieds (c’est suffisamment petit pour pouvoir marcher, par contre c’est suffisamment pentu pour que t’aies pas envie de marcher).

En rencontrant quelques amis de Benoit j’ai appris les choses suivantes sur la Nouvelle Zélande :

  • L’accent Néo-zélandais peut causer quelques quiproquo : ils prononcent deck (le pont d’un bateau ou une terrasse en bois) comme dick (bite). Vous voyez la possibilité de confusion. (en plus ils ont le sens de l’autodérision)
  • Les anglais ont pratiquement réussi à anéantir complètement la culture maori, maintenant ils commencent à la conserver mais il y a quelques 10aines d’années elle a failli disparaître. C’était assez intéressant de voir le contraste par rapport à Tahiti où la culture Maohi est restée très vivante (mots Maohi intégrés dans le langage courant par exemple).
  • N’arnaque pas un Néo-zélandais parce que vu la taille et la population du pays, il y a de bonnes chances que tu le recroise ou que tu croises quelqu’un qui le connaît.

La sky tower, symbole d'Auckland La je suis en plein centre ville.Après mes 10 jours en moto dans l’île du sud (voir post suivant). Benoit a été assez sympa pour me prêter sa moto (un supermotard pour les connaisseurs, ca change de la grosse VFR) ! Du coup je suis allé jusqu’à l’autre côté de la baie. Un endroit beaucoup plus résidentiel et paisible mais ma foi fort agréable et où on a ce genre de vue :

La vue depuis DevonportBenoit, encore merci de m’avoir accueilli j’ai vraiment passé un bon moment à Auckland où j’ai mangé un des meilleurs burgers post-alcool de mon voyage (a un food truck qui s’appelle le white knight je crois, mes souvenirs de cette soirée sont un peu flous).

Tahiti, c’est fini

De retour à la civilsation (c’est à dire Tahiti) après ces 5 jours hors du commun, il me restait quelques jours pour faire les quelques activités encore non-testées de l’île. La première : la randonnée dans les montagnes dont Tahiti est constituée.

Petit Guyom et moi même nous miment en route promptement. Direction ? Fataua et sa cascade perchée dans les montagnes. Pour s’y rendre une petit heure de marche dans la forêt luxuriante de Tahiti. Après 45 minutes nous l’apercevons enfin, majestueuse coulant au milieu de la végétation telle la sauce au milieu du guacamole.

Sauce-guacamole

Mais, malgré la chaleur, il n’était pas encore temps de s’arrêter. L’attraction étant le haut de la cascade où des piscines naturelles se sont formées. Il nous fallut donc crapahuter encore un bon quart d’heure avant d’atteindre enfin l’oasis de ce désert verdoyant : “les piscines de fataua”.

Le petit Guyom ne se baignant pas dans une eau dont la température est inférieure à 20°C (ou était-ce 25°C ?) je m’amusais, seul, à sauter, à glisser, à remonter et à replonger. Mais, comme beaucoup de choses, c’est moins marrant tout seul. Après quelques dizaines de minutes nous décidâmes donc de redescendre.

Le lendemain, le beau temps nous incita à tester l’autre activité dont j’avais beaucoup entendu parler mais pas encore testé : le paddle board. Il s’agit d’une planche asez semblable à une planche de planche à voile sur laquelle on tient debout avec une rame à la main et cela permet de se déplacer efficacement dans le lagon puisque l’eau y est calme. Affrontant un vent de face de force 5 (minimum), nous explorâmes donc le lagon et en se tenant debout sur la planche on pouvait tout voir : les coreaux, les poissons, le fond. Profitant ensuite d’un vent de dos, nous rentrâmes avec beaucoup plus d’aisance.

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Enfin mes heures Tahitiennes étaient comptées, il était temps de continuer l’aventure. Juste le temps pour un dernier coucher de soleil.

Je quittais donc cette magnifique île avec des tonnes d’images dans la tête, des nouveaux amis, du sable sous les ongles, de l’eau dans les oreilles et surtout, surtout, mon collier de coquillages traditionnel que mon hôte, le jeune vincéant, n’avait pas manqué de m’offrir (merci pour tout Vincent, encore une fois).

Fakarava

Le temps était venu de quitter l’île aux milles bédos pour une aventure un peu plus sérieuse. Au passage c’était la 1ère fois depuis le début de l’aventure que j’étais réellement seul.

Direction l’île aux milles … requins : Fakarava. 1h d’avion depuis Rangiroa puis un court passage par l’autoroute de chirac (à savoir la seule route à deux voies de tout les tuamotu (le groupe d’île dont font partie Rangiroa et Fakarava)) qui a été contruite pour la venue de Chirac… qui n’est jamais venu. Bizarrement cette même route s’arrête juste après la résidence de Gaston Flosse… Coincidence ? Qui sait.

Enfin j’arrive à l’embarcadère pour faire une petit heure et demi de bateau pour rejoindre Tetamanu village sur la passe sud de Fakarava. Tetamanu c’est un minuscule village (il doit y avoir un 20aine de faré) qui est essentiellement occupé par des touristes qui viennent là pour plonger (il n’y a pas grand chose d’autre à faire de toute façon). Ca tombe bien j’y allait pour plonger. J’ai donc pris possession de mon faré avec vue sur le lagon de Faka. Après avoir mangé à la grande table commune, dodo parce que le lendemain 3 plongées m’attendaient.

La vue à l'arrivéeMais d’abord une petite présentation de l’île et de mon faré

Le lendemain matin je me réveillais avec une année de plus (ben ouais on était le 24, je me suis donc réveillé un peu plus vieux). Et après le petit dej il était temps d’aller prendre l’eau.

La passe sud de Fakarava est connue pour son mur de requin, apparemment d’habitude il y en a plus mais j’ai pas été déçu pour autant.

Forcément après un petite heure sous l’eau on avait faim du coup le cuisto nous a fait un bon repas à base de poisson et de riz. Voici ce qui se passe quand il balance des bouts de poisson dans l’eau.

Une fois bien lesté par le riz, on repart pour deux plongées successives.

Et à la remontée de la 2ième plongée on avait le droit à un beau coucher de soleil, pour bien finir une journée d’anniversaire au top !

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Rangiroa

Le week end étant terminé les autres s’en retournaient travailler. Mais moi j’aime pas trop travailler, c’était l’occasion de commencer une aventure solo (ou presque). J’avais donc pris mes billets d’avion pour visiter 2 autres îles (des atolls en fait, et pas les opticiens : les îles coralliennes).

Atoll n°1 : Rangiroa

Pourquoi Rangiroa ? Parce qu’il y a pas mal de choses à voir mais aussi et surtout parce que j’y avais un point de chute, à savoir un pote de Vince : un certain Fabien Pétard. Ce qu’il faut savoir c’est que se balader autour de Tahiti coûte assez cher (le billet d’Avion pour faire Tahiti, Rangiroa, Fakarava, Tahiti m’a couté dans les 400$ et il faut en général compter autour de 100$ la nuit pour loger sur une des îles). Donc pouvoir loger chez quelqu’un était tout à fait bienvenu.

J’arrivais donc sur Rangi (comme on l’appelle) et retrouve ledit Fabien Pétard.

  •  Fabien Pétard (aka le chinois) : un français, ancien coloc de Vince. Aime la beuh et le rhum.

Vu qu’il est midi on mange des restes de la veille (un délicieux poisson, hé ouais je me suis même mis à aimer le poisson) tout en buvant des ti-punch. Arrivé 14h, je suis déjà à moitié saoul, il est temps de visiter un peu l’île. Mais vu que la visite d’une île polynésienne ne serait pas complète sans son paca (nom local de l’herbe) on passe chez le dealer du coin avant. S’en suit un tour de Rangiroa (qui n’est vraiment pas très grande). “Alors ici c’est le coin où je fume des pétards le matin”, “Ici c’est là qu’on organise la compète de surf locale et où je fume des pétards des fois”, “Là c’est un endroit cool pour regarder le coucher de soleil et fumer des pétards”. Bref en fin d’après midi je comprenais plus grand chose, il était temps de rentrer à la maison et rencontrer la femme de Fabien, Grazziela et sa fille Moana.

  • Grazziela : tahitienne pure souche (enfin presque, elle a des origines chinoises). Femme de Fabien et assistante sociale au collège de Rangi (le seul à plusieurs îles à la ronde, j’y reviendrais)
  • Moana : fille de Grazziela, 13 ans. Ne prédit pas un grand avenir à son île.

Le repas est l’occasion de discuter un peu et Grazziela m’apprends qu’elle a du renvoyer 2 étudiants qui n’avaient pas été sage. Elle les a donc accompagnés au bateau pour s’assurer qu’ils rentrent sur leur île. Vu que le collège de Rangi est un des seuls du coin les enfants des autres îles viennent en pension ici et rentrent chez eux de temps en temps sur les autres îles. C’était aussi l’occasion d’apprendre que Moana ne se voit pas habiter sur Rangi plus tard parce que “L’île va surement disparaître” (effectivement avec la montée des eaux, l’île va finir par disparaître).

Après une nuit assez agitée pour cause d’un excès de moustique il était temps d’aller visiter une des attractions de Rangiroa : le lagon bleu. Le lagon bleu, c’est un lagon… et il est bleu. Non ? Bon ok. C’est un lagon dans le lagon. A savoir qu’il se situe lui même dans le lagon de Rangiroa et entouré de motu (terme locale qui décrit une île corallienne faisant partie de la barrière de corail qui forme l’atoll, vous suivez ?). Bref ce qu’il faut retenir c’est que c’est beau.

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On a passé la journée là, le midi on a mangé local (poisson cru, mahi-mahi au barbecue (miam !) et riz bien sur) ensuite les guides nous ont montré comment tresser des feuilles de palmier pour en faire plats, sac à main, etc.

L’après midi touchait à sa fin mais avant de repartir on à fait mumuse avec quelques requins (pointe noir et citron) et fait un peu de snorkeling dans la passe (là ou le lagon rejoint la mer, et là où il y a le plus de poissons).

Enfin il était temps d’assister à un magnifique coucher de soleil et de terminer la journée par un bon barbecue.

Petit coucher de soleil qui poutre Barbecue tahitien (pas de charbon, des noix de coco)

 

 

Moorea

Le week-end arrive et c’est le moment d’aller checker une autre île. Pas trop loin, elle est visible depuis Tahiti : Moorea. 30 minutes de ferry (et 2 baleines) plus tard, on y est. On arrive dans le faré (maison), il donne directement sur la plage, est propre et spacieux : nickel ! Arrive un nouveau personnage dans notre intrigue.

  •  Lilas : Bretonne et voyageuse (sa mère travaille chez air France, ça aide) aime les mojitos et faire baver ses potes avec des photos de Bora bora, n’aime pas les concombres de mer.

Une soirée bien arrosée (d’alcool et de pluie) plus tard on se réveille avec la tête dans le cul, rien qu’une assiette de poisson cru ne puisse arranger. Quoi de mieux l’après midi que d’aller nager avec des baleines, caresser des raies (le poisson hein) et voir des requins pointe noire ?

Moorea, c'est ca

Moorea, c’est ca

Mon premier requin pointe noir (mais pas le dernier)

Mon premier requin pointe noir (mais pas le dernier)

Le snorkeling c'est cool

Le snorkeling c’est cool

Maman baleine et bébé baleine

Maman baleine et bébé baleine

Maman baleine et bébé baleine

Maman baleine et bébé baleine

Le lendemain il fait plutôt beau, on décide donc que ne rien faire et squatter le lagon devant le faré est l’activité idéale pour attendre le bateau. On s’aperçoit que même avec 30cm de fond il y a de la vie sous marine. C’est donc l’occasion de jouer avec des bernard l’hermite

Maeva Tahiti

Une fois qu’on avait tous fini de chialer parce que chacun rentrait chez soi il était temps de découvrir d’autres horizons. Un petit arrêt par LAX (le fameux aéroport de Los Angeles), quelques heures de vol et je me retrouvais avec un collier de fleur autour du cou (fourni par un certain Vincouze) à Tahiti. A nouveau décor, nouveaux protagonistes. J’arrive donc chez Vincouze où habitent :

  • Vincent (Vincéant, Vincouze, Vince) : un ami d’amis que j’ai rencontré lors de notre voyage aux US de l’année dernière, on a vite sympatisé autour de quelques truites au BBQ et d’une bouteille de Jack. Après avoir gagné simultanément le méga bonus à Vegas (qui nous a rapporté 50$), on s’est dit qu’on se reverrait un jour sur son île.
  • Julien (Ju, Tour du monde sans capote) : je n’ai jamais réussi à avoir tous les détails sur son 2ieme surnom, ca fait partie de la légende. Pote (et coloc) de Vince (mais aussi de Greg, Fred et Victo). Parle beaucoup trop vite, aime tuer des flics à la roquette dans GTA.
  •  Guillaume (Gamin, petit gyom, le jeune) : Le frère de Julien, 8 mois à Tahiti, 8 mois sans bosser : la classe. Paye son loyer en faisant la vaisselle et le ménage. Rouille sur GTA, mais ne sait pas vraiment jouer.

Les premiers jour je prends mes marques en allant faire un peu de snorkeling avec petit gyom, rien qu’à 10m de la plage on voit déjà des centaines de poissons, ca promet.

Un benitier se cache dans cette photo, saura tu le retrouver ?

Un benitier se cache dans cette photo, saura tu le retrouver ?

A 5m de la plage, pas pire

A 5m de la plage, pas pire

La plage, pas pire

La plage, pas pire

J’apprends aussi le franc polynésien (120 francs = 1 euro, autant dire que t’as tout le temps des milliers de francs en poche) et les quelques mots importants : Maururu, Nana, Ia’orana respectivement merci, aurevoir et bonjour. Ensuite vient le temps de s’acheter une sim pour avoir un numéro de vini (longtemps le seul opérateur mobile donc le nom donné aux portables/cellulaires).

Enfin on profite d’avoir une voiture pour faire le tour de la grande presqu’ile de Tahiti (Tahiti Nui, Nui = grand, iti = petit), en 1h c’est fait via la seule nationale de l’ile. Bref, c’est petit (200 000 habitant sur Tahiti, dont à 140 000 dans l’aire urbaine de Papeete).

Salt Lake City, c’est fini.

Quelques heures de route sous la pluie et dans le froid nous ont ramené à SLC.

Un vent de nostalgie ponctué de “nuuuuuuuul” nous a tous envahit suite à la réalisation que, oui, le voyage touchait à sa fin.

Un petit dodo dans un RV parc en plein milieu d’une zone industrielle, puis on a rendu le RV sans que le gars s’aperçoive qu’on l’avait un peu bricolé (merci Lionel).

Puis on est allé manger une dernière fois au Lucky 13 après avoir pris un dernier bain dans le jacuzzi de l’hôtel. On dis au revoir à nos amis mormon(ne)s. Enfin chacun s’est levé pour reprendre l’avion qui l’emmènerait soit à Montréal, soit à Grenoble, soit à Papeete, soit à Grenoble mais en passant par Seattle et Reykjavík.

Le bilan de ces 15 jours aux US ? Comme toujours c’est en improvisant qu’on s’amuse le plus. Le voyage n’a pas vraiment ressemblé à ce qui était prévu mais on s’est quand même bien marré et on a vu des coins des US qu’on aurait pas vu sinon. La meilleure soirée selon moi est celle qu’on a passé à Ouray qui n’étais même pas sur le plan initial.

La leçon à retenir ? Toujours avoir un œil dans le rétro quand on fait une manœuvre en RV et que oui, un gouvernement ca peut fermer.

Arches, c’est bien mais pas top

Après toute ces aventures, tout le monde est crevé. Ca dort sévère dans le RV.

ZZZZzzzzzZZZZzzzz

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Jours restant avant de rendre le RV : 1.

On décide de finir le coin de Moab en faisant Arches national park. Le parc est constitué de formations rocheuses rouges. Malheureusement on a en a tellement pris plein les yeux la veille que le consensus est qu’on est blasé. On décide donc de pique-niquer dans le parc puis de partir. On avait pas encore mangé les truites pêchées à Durango, donc c’était l’occasion. Nous nous sommes donc délecté des délicieux poissons accompagnés de riz, de dinde fumée et de muffins anglais (je sais, bizarre le pique-nique mais bon fallait bien finir les restes).
Montagnes enneigées

C'est rouge, c'est un rocher...

C’est rouge, c’est un rocher…

Au loin les montagnes enneigées

Au loin les montagnes enneigées

Encore des rochers rouges !

Encore des rochers rouges !

La dernière attraction sur le chemin ? Un geyser. On sait pas trop si il jaillit souvent mais on tente quand même le coup. Après ce qui nous a semblé comme une heure sur une route de merde on arrive au dit geyser, bon pas de bol on l’a pas vu jaillir mais ca nous a permis de mettre un coup de ponçage et de peinture sur le RV pour être prêt à le rendre le lendemain et de rencontrer un couple d’allemand qui sont venus avec leur peugeot jusque là. Qu’est ce qu’ils foutaient là ? Ils avaient traversé en bateau jusqu’au Nouveau-Brunswick puis avaient conduit jusqu’en Alaska et étaient en train de redescendre jusqu’en Argentine. Tout ça en 2 ans. Impressive.

Ca nous a aussi permis de nous poser des questions sur le campement et la voiture abandonnés là. Le type est-il en train de pourir, mort, dedans ? Qui l’a tué ? Pourquoi ? Autant de questions auxquelles les filles ont tenté de répondre, sans succès.

Le geyser en non-éruption

Le geyser en non-éruption

 

Moab

Moab c’est la ville la plus proche des parcs de Canyonlands, Arches et Deadhorse. Les 2 premiers sont fermés pour cause de national parcs et le 3ieme est un petit state parc, qu’on prévoit de faire faute de mieux.

L’arrivée à Moab est tardive et il ne reste plus qu’un RV parc avec une place pour nous. On s’installe et les filles décident qu’un jacuzzi est de rigueur après cette dure journée. Elles reviennent toute excitées ! Non ca n’avait rien à voir avec un homme nu dans le jacuzzi mais bien avec la réouverture des parcs ! On apprendra en lisant les news que l’état de l’Utah a décidé de payer le service des parcs pour ouvrir les parcs nationaux en Utah. Tout sera donc rouvert dès le lendemain ! Ô joie on va pouvoir faire un des parcs qui nous intéressait le plus : Canyonlands.
Donc le lendemain arrivée à Canyonlands, après avoir pris claque sur claque dans des petits point de vue accessible en voiture, on décide de faire une rando pour aller voir un autre point de vue. La plus grosse claque de point de vue de ma vie. Plus impressionnant que grand canyon, death valley ou autre. Un énorme canyon qui s’étend sur des kilomètres avec absolument personne autour. Simplement majestueux. Malheureusement c’est quelque chose qui se vit plus que ca ne se photographie mais bon voici quand même quelques photos.

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Des amis et du canyon !

Des amis et du canyon !

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Sous l'arche, de la grandiositude.

Sous l’arche, de la grandiositude.

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Après 1h de marche, une grosse claque dans ta face.

Après 1h de marche, une grosse claque dans ta face.

Parce qu’on en a jamais marre de s’en prendre plein les yeux, on a décidé d’aller voir le soleil se coucher sur Deadhorse state parc. Toute la vallée devant nous est devenue rouge feu pendant que le soleil enfilait sont petit pyjama et allait se coucher.